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Le Kinopanorama - Le Procédé- Chptre 3

 
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LenKinap



Inscrit le: 17 Déc 2002
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MessagePosté le: Mar 02 Aoû 2005 15:14    Sujet du message: Le Kinopanorama - Le Procédé- Chptre 3 Répondre en citant

LE PROCEDE KINOPANORAMA


Sur le principe, le Kinopanorama repose sur une technique de triple écran, à trois images raccordées et synchronisées. La bande sonore est portée sur un quatrième film, magnétique et perforé. C'est la base même des trois procédés qui sont nés dans les années 50:
    - Le Cinerama
    - Le Cinemiracle
    - Le Kinopanorama

Le Kinopanorama, et c'est moins connu, apporte quelques différences
.


Diverses vues des femmes et des hommes travaillant au Mir de Moscou - 1957
Crédit Kinopanorama.biz

Prototype du projecteur Kinopanorama


  1. Tout d'abord, il est conçu pour être un système totalement universel. Le Mir de Moscou et beaucoup de salles soviétiques équipées avaient huit projecteurs:
      - Deux projecteurs 35mm Kinap(puis mixtes 35/70mm KP-15 ou 30K) équipés pour le SovScope magnétique 4 pistes;
      - Six projecteurs Kinopanorama KPP1 ou 3, descendant 6 perforations, pour assurer le spectacle en triple écran.

    Ces salles permettaient donc le passage de tout film allant d'un ratio académique, au panoramique en passant par le scope magnétique et le triple écran (y compris le Cinerama ou le Cinemiracle). Même si le système était différent de celui utilisé par Féchoz à Paris, les masques de l'écran s'adaptaient au ratio projeté. Même si de telles salles ont existé en Cinerama, cela ne faisait pas partie intégrante du système (c'était un bricolage) contrairement au procédé russe.

  2. Ensuite, les ingénieurs soviétiques ont osé utiliser la manchette du film perforé magnétique pour adjoindre deux pistes sonores; une à l'arrière, une au plafond. Le schéma laissait une compatibilité avec les formats américains, comme cela a été testé pour l'essai de "La grande Rencontre" (Windjammers) au Kinopanorama, pendant la reconstruction de l'Empire. De plus, pour donner une qualité sonore optimale, ils ont opté pour la bi-amplification active sur toutes les voies. Cela laissait bien loin les salles équipées US avec leurs amplis Ampex, Altec ou les prémices des engins transistorisés.

  3. Les ingénieurs ont choisi de travailler en double poste. Là encore, on a tout écrit (mauvaise fiabilité, pas de lanternes adaptées, échauffement). La vraie raison est bien plus simple: le Kinopanorama était conçu, en URSS, pour être un spectacle permanent et il fallait nécessairement doubler l'équipement pour travailler ainsi. Certaines salles, non permanentes, ont reçu un équipement simple avec des bobines de 2400 m. Les chronos parisiens avaient eux aussi cette même capacité et ont travaillé en simple poste en cas de défaillance d'un élément.

  4. Pour la synchronisation, on ne faisait pas appel aux traditionnels moteurs Selsyn, mais à des moteurs synchrones pilotés par la fréquence du courant. Une fréquence très précise, mais ajustable au besoin, qui était fournie par des groupes tournants dits Roto-Syn et des transformateurs de fréquences à tubes 6M6 ,situés au sous-sol de la salle. Le chevauchement des images était atténué par un système de dégradés passifs, réalisés en laboratoire sur une tireuse à cartes perforées (en fonction de la luminosité de la séquence, on changeait le filtre). Les dégradés de deux images adjacentes (A et B ou B et C) étaient étudiés de façon à être complémentaires en cas de synchronisation parfaite et donc on devait obtenir sur l'écran une image globale la plus continue possible. Même si le système a été rapporté comme largement plus réussi en ce terme que celui des américains avec leurs peignes dits "Gigolos", le résultat n'est quand même pas parfait. Cela demande une synchronisation absolue, des conditions de tirage identiques et surtout un même vieillissement des trois copies. Pour l'avoir vu en fonctionnement sur une copie neuve, on peut quand même dire que cela fonctionnait très bien.

  5. Enfin, les russes ont, comme toujours dans cette époque de guerre froide, souhaité faire plus. Tout l'ensemble est télécommandé depuis la console décrite dans le chapitre 2, allant du départ des machines, la mise au point, le réglage de la luminosité, les changements de postes, le volume sonore, etc... Là, ils utilisent les fameux moteurs Selsyn, si chers au Cinerama.

L'image Kinopanorama
L'image du Kinopanorama est à peu près commune avec celle des autres systèmes triples. Il s'agit d'un pictogramme 35mm, sur 6 perforations. Les dimensions de l'image sont de 28 x 25mm (non matées). En pratique, les images latérales font 24.8 x 27.5 mm et l'image centrale fait 25 x 27.5 mm (pour s'adapter à la salle). Les optiques LOMO ont une focale de 120 mm et sont ouvertes à f/2. Le choix de la vitesse de défilement a été fixée à 25 images/seconde. Le quatrième film, totalement magnétique et perforé, porte les 9 pistes sonores du programme et défile à la même vitesse que les images. Les 4 bandes comportent une numérotation sur la manchette. Ainsi, en cas de coupure pendant la projection, la synchronisation des quatre éléments peut être faite immédiatement et la reprise est rapide. De même dans le cas du remplacement d'une portion de film endommagée.

Le projecteur du Kinopanorama


Vue de face du KPP1 de la partie droite de la cabine- 1982

Vue arrière de la lanterne du chrono de la partie gauche de la cabine - 1982


Il s'agit globalement d'un appareil très conventionnel adapté pour "descendre" 6 perforations. Il est de marque KINAP et a porté, selon les pays, le numéro de modèle KPP 1, 2 ou 3. Le chrono ne dispose pas de système pour la lecture sonore optique. Son schéma de principe est le suivant:



Principe de chargement du KPP-1


Il peut supporter des bobines de 2400 m, dispose d'un obturateur tronc-conique et des débiteurs de 24 dents. Le couloir film est refroidi par une circulation d'eau et par un ventilateur indépendant. Le chrono est totalement cartérisé contrairement aux modèles destinés au marché soviétique. Il utilise une lanterne à arc de 90 A sous 55 Volts, équipée d'un condenseur pour améliorer la luminosité latérale de l'image. Un jeu de volets, commandé depuis la console, permet de doser finement la lumière qui arrive à l'écran. La télécommande de la mise au point, la mise en route et le changement de postes sont eux-aussi réalisés depuis la console de la salle. Il en va de même pour les légers rattrapages de fréquence pour réaligner l'image. Le travail de l'opérateur "se limite" au chargement, à l'alimentation des lanternes et à leur mise en route. Ils peuvent aussi intervenir sur de légères reprises de cadrages horizontal ou vertical. Ils assurent également l'entretien et le rembobinage des copies. Il y a un opérateur par double poste plus un pour la partie sonore. Un ingénieur assure le bon déroulement du spectacle depuis la console salle.



Les deux derniers chronos vandalisés avant leur mise à la décharge - 1991


L'alimentation des arcs est confiée à un imposant mur de huit redresseurs au sélénium type 20VSS. Ces redresseurs occupent les 2/3 du mur du fond de la cabine et délivrent 100 A sous 57 V au régime nominal. Ils alimentent les 6 projecteurs panoramiques plus le projecteur conventionnel de prologue. A propos de ce dernier, il est d'origine Cinemeccanica et ne possède aucun automatisme. Il ne sert qu'à passer le prologue ou les publicités. Seuls sa mise en route et son arrêt sont réalisés depuis la console de la salle. Il est relié, pour le son, à un préamplificateur optique du système KZVT-5 et n'est pas équipé pour la lecture magnétique. Pour quelles raisons n'a t'on pas équipé le Kinopanorama parisien de façon universelle ? Probablement pour des raisons de coût, mais ce sera réalisé très tôt dans les années 60 avec la mise en place d'un système 35/70 mm Cinemeccanica Victoria X. L'universalité voulue par les russes sera alors rétablie, mais pas avec leurs appareils !


Le lecteur magnétique du Kinopanorama et la pré-amplification


Le reproducteur magnétique 9 pistes


Au nombre de deux, chaque lecteur magnétique MG-9 est en gros un projecteur sans lanterne ni obturateur. Le couloir est remplacé par un bloc de têtes magnétiques adaptées à la lecture 9 pistes de 1.6mm. L'agencement des pistes est compatible avec les procédés américains. Pour des raisons évidentes les galets de déroulement sont tous réalisés en alliage non-magnétique qui rappelle le bronze. L'appareil possède un gros volant d'inertie pour éviter toute saccade au démarrage ainsi qu'au défilement. Au voisinage très proche de ces deux appareils se trouve le premier pupitre de contrôle, dit pupitre cabine, qui comprend les racks des préamplificateurs et un mini-tableau de réglage sonore. Ce pupitre, outre sa fonction importante d'abriter l'ensemble des 18 racks de préamplification, n'a qu'un rôle très secondaire de contrôle hors spectacle. Il sert, en cas de problème ou pour tester un nouveau programme, à vérifier les niveaux sonore piste à piste. Accessoirement, c'est de ce pupitre que l'on contrôle le niveau sonore qui est diffusé dans le hall ou dans le salle avant le spectacle ou à l'entracte. Un port de projection permet d'être en contact avec la salle, de même qu'un imposant réseau d'interphonie.


Le pupitre cabine avec de bas en haut:
- les raccordements électriques,
- les racks de préamplification magnétique,
- le tableau des commandes et d'écoute.


L'amplification fera l'objet d'un chapitre entier qui sera le suivant.

A bientôt.

Crédits Photographiques: Association Triple Ecran DR - Reproduction interdite

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Louis Sidney



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MessagePosté le: Mer 02 Sep 2009 21:36    Sujet du message: Répondre en citant

J.P. Mauclaire a présenté le procédé "Kinopanorama" en rendant hommage à son inventeur, le Prof. Goldosky, en ajoutant que l'URSS travaillait là-dessus depuis 60 ans.

Habilement, il parle alors de l'utilisation par Grimoin-Sanson de douze caméras (70mm ?) embarquées sur un ballon, fonctionnant simultanément, et dont les pellicules ont été projetées à l'Expo de 1900. Puis il évoque naturellement Abel Gance et le "Studio 28".

Pensez-vous que les Russes doivent quelque chose à ces expériences françaises ?

En 1957, LFF a interviewé un représentant du Ministère de la Culture russe, Sourine, qui a évoqué la mise au point imminente d'un procédé comparable au Cinerama, mais avec 9 pistes son. Et l'on ajoutait que seulement 100 salles étaient équipées pour le Scope dans son pays. Les Russes pensaient-ils passer ainsi directement du standard 1,37 à l'écran géant, sans se disperser dans la multitude de formats existants ?
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LenKinap



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MessagePosté le: Sam 05 Sep 2009 22:17    Sujet du message: Répondre en citant

Louis Sidney a écrit:


Pensez-vous que les Russes doivent quelque chose à ces expériences françaises ?


Sans aucun doute, surtout à Debrie er à Gance. Comme les américains ....

Mais le Kinopanorama - comme système matériel - était un concept (je le souligne) UNIVERSEL. C'est à dire qu'une même salle pouvait passer du 35 académique optique, du pano, du Sovscope 35 magnétique (avec Perspecta) et du Kinopanorama/Cinerama/Cinemiracle. Par la suite, les Russes ont tourné sur des variantes 70mm, avec ou sans piste son portée par la copie. Au départ, le Kinopanorama 70 utilisait le doubleur 9 pistes du procédé triple, puis les pistes furent couchées sur la pellicule (avec un Perspecta sur les voies d'ambiance) donnant 9 "pseudo" pistes 5 vraies plus une répartition des ambiances par le système type Perspecta.

Le Kinoparnorama de Paris a passé des mêmes films "extraits" en triple puis - à l'arrêt du système - en ...70mm bien qu'équipé en italien déjà pour le 70mm depuis 1962. La "Tragédie optimiste" et "les scooters sous marins" par ex.... Trois jours c'était en triple écran et 4 jours en 70 mm, pas facile à gérer. Cela n'a été que très court et a cessé au plus tard en 1964.

Enfin, juste avant Guerre et Paix, le système est plus ou moins devenu une copie du Todd A O (seule le négatif était en 70mm directement). Pour des raisons x ou y peu claires à ce jour, beaucoup d'extraction Kinopanorama 70 vers Kinopanorama triple écran furent réalisées, dont "la Tragédie Optimiste" et quelques documentaires. Les ingénieurs de la NikFi m'ont indiqué que le problème venait de Kinap qui avait beaucoup de mal à fournir en équipement 70mm (mise au point des projecteurs pour des salles gigantesques) et que l'extraction a été une solution jusqu'en 1964. Kinap Leningrad et Moscou travaillaient comme fournisseur monopolistique (en relation avec la NikFi) en caméra, projecteurs et électronique... en plus du militaire et du spatial.

Quand la série de projecteurs KP30, KP50 (avec une lanterne de 200 A, une paille) furent au point et disponibles, le basculement est devenu "naturel. Après sortirent des séries xénon (KP30K) dont beaucoup tournent encore en ex.URSS étant de vrais tanks et d'une solidité légendaire. Probablement dans les cinq meilleurs chronos 70mm et surtout pas une copie du DP70, comme écrit par des anti-soviétiques primaires. Je place un peu au dessus le F&H99 U, la série KP 15 à 15, ensuite le DP70 et le V10. Un chrono franchement original, la version xénon a fait les belles années du Cosmos
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Louis Sidney



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MessagePosté le: Dim 06 Sep 2009 20:17    Sujet du message: Répondre en citant

LenKinap a écrit:
>Mais le Kinopanorama - comme système matériel - était un concept (je le souligne) UNIVERSEL. C'est à dire qu'une même salle pouvait passer du 35 académique optique, du pano, du Sovscope 35 magnétique (avec Perspecta) et du Kinopanorama/Cinerama/Cinemiracle. Par la suite, les Russes ont tourné sur des variantes 70mm, avec ou sans piste son portée par la copie. Au départ, le Kinopanorama 70 utilisait le doubleur 9 pistes du procédé triple, puis les pistes furent couchées sur la pellicule (avec un Perspecta sur les voies d'ambiance) donnant 9 "pseudo" pistes 5 vraies plus une répartition des ambiances par le système type Perspecta.
(...)
Enfin, juste avant Guerre et Paix, le système est plus ou moins devenu une copie du Todd A O (seule le négatif était en 70mm directement). Pour des raisons x ou y peu claires à ce jour, beaucoup d'extraction Kinopanorama 70 vers Kinopanorama triple écran furent réalisées, dont "la Tragédie Optimiste" et quelques documentaires.<

Dans la pratique, je suppose qu'aucune salle ne passait du Cinerama avec cet équipement, ni du 35 (qui n'aurait utilisé qu'un seul projecteur) ?
Si je comprends bien, le Kinopanorama 70 avec le son sur la pellicule était proche du Todd-AO ? 6 pistes dont une ventilée sur 3 voies-ambiance par les 3 fréquences-pilotes du Perspecta ?
Les extractions vers le Kinopanorama devaient servir à alimenter les salles russes existantes, car cela coûtait peut-être moins cher que de modifier leur équipement ??
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LenKinap



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MessagePosté le: Dim 06 Sep 2009 22:10    Sujet du message: Répondre en citant

Louis Sidney a écrit:
Dans la pratique, je suppose qu'aucune salle ne passait du Cinerama avec cet équipement, ni du 35 (qui n'aurait utilisé qu'un seul projecteur) ?


Le Kino a fait les essais de la "Grande Rencontre" pendant la reconstruction de l'Empire. Avec, selon le Directeur Technique de Cinerama France, des résultats supérieurs à l'Empire !

Le triple descendait sur 6 perforations et donc utilisait 6 projecteurs SPÉCIFIQUES. En 35 ou 35/70 (tous formats image et son), une autre paire de projecteurs, tout comme au Kinopanorama après 1962 pour "Les années de Feu". Ces chronos classiques 35 ou mixtes 35/70 étaient dédiées à des prologues ou à des programmes 35/70mm. Donc 8 projecteurs "images" (2x3 en 6 perforations et une paire en conventionnels) et deux reproducteurs son sur film 35 magnétique en 7 ou 9 piste (compatibilité avec les procédés US oblige). Perm a longtemps utilisé un montage similaire au Kinopanorama parisien, avec la possibilité de passer tous les formats:
- Tous 35 mm
- Toutes variantes 70mm
- Toutes variantes triples

... à base d'engins Kinap (Usine de Leningrad) similaires à ceux du Kino de Paris et des mixtes KP30K ( Usine d'Odessa) en 35/70. Bien qu'inutilisés depuis 1964 en triple écran, la cabine était intégralement complète en 2003, date de sa démolition. Si les KP 30 tournaient toujours, le son avait été un peu modernisé par apport d'amplis transistorisés et du Dolby SR et Digital. Mais tout le système original était soigneusement conservé et a été heureusement récupéré. Kiev était un peu moins complet ...

Citation:
Si je comprends bien, le Kinopanorama 70 avec le son sur la pellicule était proche du Todd-AO ? 6 pistes dont une ventilée sur 3 voies-ambiance par les 3 fréquences-pilotes du Perspecta ?


C'est un peu plus complexe ... Les premières versions de certains films en Kinopanorama 70 utilisaient des copies 70mm sans pistes couplées à la copie et les reproducteurs magnétiques 9 pistes du Kinopanorama triple bande pour le son. Avec un système de synchronisation à groupe tournant RotoSync, comme en triple avec un pilotage par la fréquence.

Je sais que Chaillot avait une telle copie qu'ils passaient ... sans son. Je ne pense pas que Paris a exploité ce système au Kinopanorama, mais le Mir de Moscou et les Kinopanorama de Perm, de Leningrad et de Kiev l'ont utilisé pour quelques films. Ensuite, le basculement vers un pseudo Todd.A.O progressif (avec du pseudo-Perspecta) a été fait, avec un pistage porté par le film et une répartition des voies d'ambiance par des bips ciblés, comme le Perspecta du scope 35mm. Ce système avait été tenté aux USA pour quelques copies de Lawrence d'Arabie et finalement abandonné. Puis le Sovscope 70 est revenu au schéma "classique" du Todd A O ou de la Panavision 70.
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Louis Sidney



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MessagePosté le: Dim 06 Sep 2009 23:06    Sujet du message: Répondre en citant

LenKinap a écrit:
Louis Sidney a écrit:
Dans la pratique, je suppose qu'aucune salle ne passait du Cinerama avec cet équipement, ni du 35 (qui n'aurait utilisé qu'un seul projecteur) ?


Le Kino a fait les essais de la "Grande Rencontre" pendant la reconstruction de l'Empire. Avec, selon le Directeur Technique de Cinerama France, des résultats supérieurs à l'Empire !

Le triple descendait sur 6 perforations et donc utilisait 6 projecteurs SPÉCIFIQUES. En 35 ou 35/70 (tous formats image et son), une autre paire de projecteurs, tout comme au Kinopanorama après 1962 pour "Les années de Feu". Ces chronos classiques 35 ou mixtes 35/70 étaient dédiées à des prologues ou à des programmes 35/70mm. Donc 8 projecteurs "images" (2x3 en 6 perforations et une paire en conventionnels) et deux reproducteurs son sur film 35 magnétique en 7 ou 9 piste (compatibilité avec les procédés US oblige).


Oui, vous aviez expliqué ça pour les essais de l'"Empire", mais c'était ponctuel, pas de l'exploitation régulière. On n'allait pas programmer un film 35 optique ordinaire pour les spectateurs pendant une semaine, ni à Paris, ni ailleurs; idem pour les films en Cinerama. C'était "chacun chez soi" ! Ca me fait penser au "Gaumont-Palace" qui a passé "La Conquête de l'Ouest" en 3 volets, puis "Un monde fou, fou, fou, fou" en SuperCinerama 70mm, pour revenir juste après à un "Festival Cinérama" 3 volets. C'est dingue comme démarche... et pour un résultat financier guère enthousiasmant.

J'ai bien compris qu'il y avait 8 projecteurs au Kino, dont 2 Cinemeccanica 35, tout comme l'"Empire" avait du 35mm standard dès le départ en plus des appareils Cinerama. Ils avaient même un court-métrage spécial appelé "Panne Cinérama" pour faire patienter les spectateurs en cas d'accident: on voyait les Frères Jacques chanter "La Saint-Médard".
Pour le Perspecta, en effet, j'imagine que ce n'était probablement pas le système US avec l'intégrateur d'origine mais un système dérivé, au Kino.

Merci en tout cas pour ces infos super-détaillées Smile
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LenKinap



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MessagePosté le: Dim 27 Sep 2009 22:09    Sujet du message: Répondre en citant

Cela n'a été effectivement pas plus loin qu'un alignement technique de la "Grande Rencontre", Mauclaire n'avait rien contre l'Empire car il y avait à manger pour deux et même trois (le Palace) dans ce format. D'autant qu'il avait l'assurance de remplir assez bien grâce aux CE détenus par la CGT ....

Le Kino a eu tout d'abord un simple projecteur Cinemaccanica 35mm Victoria IV optique pour assurer le prologue (La Russie il y a 50 ans). Quand les "Années de feu" ne furent sortis qu'en 70mm (et pas en extraction triple écran), le chrono de prologue a cédé sa place à une paire de Victoria X, placés sur le port 1 et 4 de la partie centrale de la cabine. Ils avaient juste un très léger angle.




Victoria X (35/70mm), puis les deux chronos 6 perfos et le second Victoria X.

Je n'ai pas la date exacte du retrait des deux chronos "Kinopanorama" centraux, mais dans le cadre d'une restauration du Napoléon de Gance, un prêt fut fait à la cinémathèque pour essais et transformation en 67-68. Mais la technologie des moteurs, les modifications importantes à apporter à l'appareillage firent que ce projet n'est jamais allé à son terme au sein du Kinopanorama et/ou avec ce matériel qui était très spécial.

A un moment, les Victoria X prirent définitivement les port 2 et 3 de la cabine centrale pour ne plus en bouger jusqu'en 1982. Le port 1 fut réservé au son "transistorisé" au début des années 80 et le 4 était l'emplacement du plateau Balco.

Le Perspecta soviétique était la copie conforme du process US et fonctionnait à la fois en 35mm et en 70mm. Et des films US passaient dessus...
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